Le ping pong étant vraiment un sport de sous-homme, alors j'ai choisi de rebaptiser l'échange inter-dessinateur d'un nom un peu plus ronflant, qui sous tend l'exigence du noble sport associé: le Badminton.

En ce qui concerne ma question au jeune Carlier, le petit, le sans grade, j'ai pensé à vous lecteur de tous pays (unissez vous) en faisant une demande d'ordre pratique.

En effet, à l'heure du troisième millénaire, vous n'ignorez pas comme il est dur pour l'homme du futur que nous sommes de retrouver les réflexes ancestraux : trouver une grotte, couper le bois, dépecer le mamouth... Bien sûr il y a Marion Montaigne qui aide un peu avec ses dissertations scientifiques (vous ai je parlé de mon admiration pour son travail ? Oui, je crois bien)... Mais tout de même, il manque pas mal de chose.

Et si demain éclatait la guerre nucléaire ? S'il 'y avait plus l'électricité ? Si les CRS n'étaient plus là pour nous défendre contre la vermine syndicaliste et les immigrés maliens sans papier ? Vous y avez déjà songé à ça ?

Hé bien moi, oui, j'y songe, j'y songe même souvent. Et ça m'angoisse.
Alors bien sûr, je me suis acheté un fusil de chasse et une réserve de cartouche, avec lequel je passe des nuits fiévreuses, malgré le rassurant contact de l'acier contre ma jambe, remontant le long de mon sexe durci... Mais tout de même.

Si demain, c'est l'anarchie, comment faire pour se débrouiller, nous qui avons oublié les gestes de base, dans notre illusoire sécurité d'hommes civilisés ?

Voilà pourquoi j'ai demandé une fiche technique à Carlier, lui qui, humainement comme socialement, est le chaînon manquant entre l'Homo Sapiens et l'homo Erectus. Ce n'était pas grand chose, hein, ça exigeait peu de documentation, mais virtuellement, en cas d'hiver nucléaire, ça eut pu me sauver la vie, s'il avait daigné répondre correctement à la question suivante :

Comment fait-on son lit avec des draps ? (j'ai jamais su)
Et lui, de s'esquiver à sa petite et mesquine façon.



Vraiment le côté "rigolo" chez l'auteur de bande dessinée, ça fait chier.
Faut toujours qu'on nous case du "mignon" du "clin d'oeil" du "sympa". Avec Carlier ça n'arrête pas. La première fois, c'était le père Noël en scooter, puis le transsexuel en snowboard... maintenant on a le sac de couchage "lapin"... Quand on pense qu'il a sûrement réfléchis pendant trois heures pour tomber ça... C'est triste. La vie est triste. La bd c'est vraiment de la merde.

Enfin... ne dramatisons pas non plus. Rappelons qu'il existe des génies objectifs, comme Sempé, Goscinny ou moi qui relèvent le niveau et laissent entrevoir un brin de meilleur dans cet océan de pireté.

Finissons en avec Carlier, car l'ambulance attend et le conducteur en a marre qu'on lui tire dessus.
De son côté, Carlier m'a posé une question dans l'air du temps, faisant probablement référence à la mort du pape de la pop, Michael Jackson.

BLACK OR WHITE ?

Ce serait presque passé s'il n'avait pas posé sa question, il y a trois semaines et que, depuis, nous avons eu le temps de perdre un prince du rire, Sim, et un dieu de la poésie et du muscle apparent, Philip des DeuxbéTrois, trop tôt parti hélas, à cause de somnifères frelatés. Les mauvaises langues parlent d'overdose, alors qu'il est bien évident que nos stars françaises ne consomment jamais de substances, car c'est mal.
D'ailleurs, si Philip en avait consommé, nous aurions trois mort au lieu d'un, puisque comme le dit la chanson "toubitri ornote toubi, on s'est juré juré de toujours tout partager, oh yeah". Donc vous imaginez bien que jamais Philip n'aurait pris de trucs en douce, sans en refiler à son pote Frank, lequel rentrait justement d'un tournage de boulard gay en Corrèze.
Cessons donc de faire vos mauvaises langues, Philip n'a rien pris, il a juste glissé sur une paille qui lui est malheureusement rentrée dans le nez. Tout le reste est affabulation calomnieuse.

Avant d'être grossièrement interrompu par la page nécro de Voici, je vous disais donc que le jeune Carlier m'avait demandé mes préférences raciales, mais, comme j'y ai répondu en quelque sorte lors du premier échange, et que j'ai horreur de me répéter, j'ai préféré promouvoir une des rares merveilles que la civilisation anglo-saxonne a pu apporter à l'humanité (avec Avril Lavigne, Britney Spears et les films de Mel Gibson).

Évidemment, comme je suis un être sensible et cultivé, j'en ai aussi profité pour y glisser une référence à un excellent film de fille à papa.

Je terminerais cette interminable note (mais que voulez vous, j'adore m'écouter parler, j'ai trop le style, c'est pour ça) en vous signalant à vous, tas de demeurés que, ce ouikend, a lieu le festival Portfolio des arts graphiques à la bellevilloise et que vous pouvez m'y retrouver demain vendredi, mais pas le ouikend, parce que j'aurais d'autres trucs à faire que de voir vos sales gueules (comme dirait Sardon, cet être délicieux).

C'est payant, et vous pous pourrez donc à moindre frais rencontrer les auteurs WARUM, dont GAD le magnifique, mais aussi Camille Pot, Laure Du Fay, Benoît Preteseille, Pierre Place, Bastien Vives... et découvrir en avant première LE JOUR DU MUSEE, collectif animé par Benoît Preteseille, où on retrouve PoipoiPan-daviau, Bastien Vives et d'autres, MU le fabuleux bouquin limité à 600 exemplaires numérotés de l'excellent Guillaume Aventurin et, peut être même (surement en fait) le livre de Laurel "UN CRAYON DANS LE COEUR".

C'est à Paris, alors bougez vos fesses et radinez vous.

Bien respecteusement, vôtre Wandrille