Quelqu'un qui a quelque chose à dire...
posté le mercredi 9 septembre 2009 par L'immonde cochon
D'abord parce que ça donne beaucoup de choses quant à l'autobiographie, mais aussi parce que ça parle du blog, sujet qui m'est cher, comme vous le savez si vous suivez un peu.
Alors ça n'intervient qu'assez tard dans le colloque, mais comme ça, ça vous obligera à tout voir, ce qui ne peut pas vous faire de mal, tas d'incultes, et peut-être même à vous intéresser aux œuvres citées, et notamment au "Journal" qui est une pure merveille et dont Monsieur Le Chien et moi-même sommes fans.
Bien sûr, ça parle de ses amours inverties, et ça, c'est dégoûtant, mais qu'importe, prenez sur vous et lisez les quatre tomes, c'est schön.
C'est donc là , sur le site d'Ego comme X.
Vous avez lu ? Oui, ça vous a intéressé, interpellé, énervé ? Très bien, parlons-en.
Parce que moi aussi, j'ai des trucs à en dire.
Tout d'abord je tiens encore une fois à tirer mon chapeau à ce théoricien qui, tout en assénant des choses assez dures parfois, a au moins le mérite de reconnaître qu'il ne connaît pas tout et qu'il peut dire parfois des bêtises grosses comme lui (mais il n'est pas très gros), notamment sur la partie internet.
C'est d'ailleurs là -dessus que je réagirai en partie, car la plupart des intervenants de l'édition papier sont en général informés de façon parcellaire et, quand ils ont lu des blogs, c'est rarement en tant que lecteurs de blog (c'est-à -dire au jour le jour) mais en tant qu'archivistes en se bouffant toutes les archives d'un coup, ou en tant que lecteur de livre tiré du blog, et dieu sait qu'il y a des choses à dire là -dessus.
Bref, reprenons les choses depuis le début, avant de parler du blog, Fabrice Neaud parle beaucoup d'autobiographie et de là se dégagent pas mal de trucs, à mon sens sur lesquels j'aimerais réagir.
Tout d'abord, émerge de cette intervention une idée préconçue relativement récurrente et limitée qui voudrait que l'autobio intéressante doive être sérieuse et pas drôle.
Si si... Regardez un peu la critique qui est faite du travail autobio de Trondheim "un truc intéressant et puis hop, une blague"... Traduction, la blague vient tuer le propos intéressant.
Trondheim pourrait être intéressant, mais il choisit d'être rigolo, il ne l'est donc plus.
Je m'inscris très violemment contre cette vision dogmatique qui voudrait que, parce qu'on ne se prend pas au sérieux, on ne soit pas sérieux.
Historiquement, la plupart des charges politiques n'ont pas toutes été faites la main sur le cœur et la ride au front, à la "j'accuse". Qu'on se souvienne que le "Zadig" de Voltaire ou les "lettres persanes" de Montesquieu sont des œuvres de fond qui se sont certes mis les rieurs dans leur poche pour mieux faire une critique de fond de la société. Plus proche de nous, on trouve "le dictateur" de Chaplin dont, sous les dehors bouffons, la charge politique est plus importante, est surtout plus efficace que bien des films de propagande de l'époque.
Le rire peut être une arme de réflexion massive, contrairement à l'essai qui en général ne touche qu'une élite auto-proclamée intellectuelle. Bien entendu, le succès des œuvres au ton léger nargue la production "sérieuse" mais leur nier toute valeur réflexive est un effet de manche d'auto-justification d'une bd en manque de reconnaissance populaire qui devrait accepter que par sa nature même, elle ne puisse toucher un public large.
Demander à un auteur qui utilise le comique-réflexif de faire de l'introspectif réflexif c'est comme d'exiger d'un jongleur qu'il sache fabriquer ses quilles, ça n'a pas de sens. Neaud a beau jeu de regretter que Trondheim "se soit arrêté en chemin". Peut-être que Lewis aurait été capable de plus, peut-être que non, le truc c'est qu'il n'en a pas eu envie et que ça n'est pas son truc.
Que répondrait Neaud si on lui demandait de faire une série d'humour ? Pourtant, il n'en manque pas, Neaud, de l'humour... Mais probablement que ça ne l'intéresse pas d'en faire.
D'ailleurs c'est très révélateur de cette espèce d'ostracisation de l'humour dans la bd qui se prend au sérieux. Ainsi, l'humour, sinon l'esprit, est assez absent dans les quatre tomes du journal (dont il faut reconnaître qu'il ne traite pas de la période la plus gaie de la vie de l'auteur) et complètement exclu de la plupart des oeuvres dites majeur de cette bd autobiographique qui s'auto-célèbre si régulièrement.
Il est d'ailleurs notable que l'excellent "Pilules Bleues" n'est jamais cité parmi ces piliers de la bd.
Il faut dire qu'il y a beaucoup d'humour dedans, ça n'aide pas à paraître sérieux.
En effet, le vrai propos de ce genre autobiographique qu'est le "sérieux pas rigolo" est d'affirmer sa véracité. Si vous avez lu les commentaires d'une des notes précédentes, on avait parlé avec Gio du "pacte autobiographique", supposant une véritable "bonne foi" de l'auteur autobio. Pour ma part, j'étais très dubitatif là dessus, et je le suis toujours.
Quand Squarzoni ou Neaud utilisent un dessin ultra réaliste et quasi photographique pour raconter leurs histoires (ou leur histoire, c'est selon), ils profitent de l'impression de réalité que procure la vision de ce type de graphisme pour asseoir une pseudo-vérité. C'est dessiné de façon réaliste, donc c'est la réalité.
Je schématise, le choix de ce dessin ressort bien entendu du goût des dessinateurs, et ses conséquences au niveau perception n'ont pas été forcément volontairement choisies, mais le résultat est le même. Neaud d'ailleurs ne se fait pas faute d'égratigner au passage le dessin "patate" qui serait facile. Comprendre : le mien c'est pas facile, c'est du beau dessin, moi madame.
Mais le dessin patate, que j'appellerai le dessin idéalisé, n'a pas du tout le même but. Le dessin idéalisé plus ou moins minimaliste, typique du "héros creux" à la Tintin, vise à une reconnaissance de tous dans le ou les protagonistes. Le dessin animalisé ou caricaturé permet une identification rapide du personnage à travers certains codes qui permettent de mettre facilement en place des "types" de personnages. Ce que Neaud reproche (encore) à Trondheim dans son Lapinot et son personnage autobio qui seraient "toujours le même". Oui, sans doute, mais n'est-on pas justement là -dedans dans de l'autobiographie déguisée ?
Pour ma part, je n'aime pas trop non plus quand, dans une série, tous les personnages parlent de la même façon, avec les mêmes tics de langage. Pour autant, est-ce un phénomène lié au type de dessin choisi ? Je ne crois pas. Du reste, dans le "Approximativement" du même Trondheim, celui-ci laisse une initiative intéressante à la fin de l'ouvrage : la possibilité d'un droit de réponse des personnes mises en scène dans le livre (David B, Menu, Dupuis...) et on s'aperçoit, du moins je trouve, que les personnages et ceux qui les ont inspirés, ont une espèce de similitude à travers les quelques lignes qui leur sont laissées pour s'exprimer.
Quant à la "facilité" du dessin patate ou idéalisé, on est là dans un débat d'arrière-garde assez regrettable, proche du café du commerce "ho mais moi quand je veux je dessine comme ça, et mon fils il fait des trucs mieux que Picasso". Le dessin idéalisé raconte en laissant l'imaginaire du lecteur donner ou non une réalité à la chose. Le dessin réaliste lui, tente d'imposer une réalité. Il laisse peu de choix, et on ne doit pas s'étonner s'il séduit moins facilement que le "patate". Il est moins universel.
Qu'on s'entende bien, j'adore le dessin de Neaud. Simplement c'est un dessin autoritaire.
Pour en finir rapidement avec le point autobio, et sans minimiser le "pacte autobio" cher à Gio (voir les commentaires d'une précédente note), on sait toute la part de subjectivité et de parti pris que génère l'autobio même pseudo documentaire. Neaud ne s'en cache pas trop du reste, en parlant du respect qu'a eu le protagoniste principal du tome 3 qui a respecté "l’œuvre d'art" et refusé finalement d'attaquer (chapeau le gars pour son ouverture d'esprit là dessus). A partir du moment où l'auteur "fait oeuvre", il est dans la RE-création de la réalité, un peu comme quand un dessinateur dessine une personne existante, il ne lui "vole" pas son image, il crée son image propre (je rejoins tout à fait Neaud là dessus).
Voilà , bon, ça c'est pour la partie autobio.
Venons en à la petite charge sur les blogs.
Petite parce que cette charge est pleine de choses vraies, malheureusement mélangées à pas mal d'ignorance et, aussi, à un peu de mauvaise foi... Torchons vite fait la part de mauvaise foi : les blogs ne se limitent pas à des gens qui disent "hou j'ai mangé une tartine ce matin, c'est vrai". Oui, les blogueurs ont généré des "fans" (quelle horreur), qui viennent demander des dédicaces "comme Lanfeust" (et comme on demandait à Franquin, à Hugo Pratt et à Fabrice Neaud, qui ont aussi des fans, les salauds).
On pardonnera un peu ce petit dérapage à mettre sur le compte de l'aigreur d'un auteur qui faisait un genre réservé à l'élite, l'autobio, et qui le voit galvaudé par pas mal de petits cons qui font le truc en se posant zéro question et deviennent mille fois plus célèbre.
Parce que là où Neaud pointe juste, c'est dans la non-réflexion qui prédomine en général dans le blog et l'absence de toute critique. L'auto-célébration de classe, on l'a déjà pointée par ici : le trentenaire geek, la passionata victime de la mode qu'on retrouve à longueur de blog. Cela dit, limiter le blog à ça, c'est déjà être dans la caricature la plus grossière.
Neaud a raison quant à la partie émergée de l'iceberg. Vu de l'extérieur, on est en plein dans ça : la rédaction d'un quotidien vide et auto-référencé, le copinage et l'avatar copain de tous. Et surtout dans l'absence de personnel.
En général, le blogueur se protège bien de toute introspection. On n’est pas dans l'autobiographique quand on raconte la vie de toute le monde à travers la sienne. C'est ce dont on parlait par ici, il y a quelque temps. Le problème du blogueur est que, dans son souci d'accrocher un lectorat, un commentaire, il parle de ce qui est gagné d'avance, du sans risque : de l'imaginaire collectif.
Et en ce qui concerne l'imaginaire collectif de l'internaute, on ne va pas bien loin.
L'avatar, généralement dessiné de façon simpliste est donc doublement un "héros creux" : creux au niveau de la forme et du fond.
La faute à qui ? La faute à Boulet qui a effectivement créé un genre. Sauf que Boulet se pose des questions quand il élabore des notes qui jouent avec les canons d'un genre dont il est le principal acteur aujourd'hui. Boulet n'est pas dans l'autobiographie, il est dans l'exercice de style. Ce qui fait la force de Boulet, au-delà de l'indéniable talent graphique, c'est qu'il a une énorme culture qui alimente ses notes et qui "ratissent large". Alors après bien entendu, il ne se met pas réellement en scène directement, mais est-ce le but ? En effet, dans ce genre là , s'agit-il vraiment d'auto-biographie au sens où Neaud la conçoit ? Personnellement je ne crois pas.
Mais on peut trouver des choses qui n'ont rien à voir avec l'autobio classique et où l'auteur met de lui de façon bien plus forte qu'à travers un avatar "cool", Monsieur le Chien, quand il met en scène un avatar de fonctionnaire non baisant n'est pas dans l'auto-célébration du lectorat... Bien plus, il exerce en général un regard critique, qui lui vaut bien des inimitiés, en refusant la célébration de la grande "tolérance à tout crin" du politiquement correct en bande dessinée. Evidemment, c'est fait avec humour, donc ce n'est pas "sérieux", n'empêche.
D'autres blogueurs ne se contentent pas de pisser dans le sens du vent. Cmax, par exemple, est l'exemple typique du blogueur qui questionne son temps et se sert de son blog pour amener un regard personnel et questionner son lectorat à travers une vision bien personnelle, et surtout documentée (et c'est suffisamment rare pour être noté) de l'actualité. Je renvoie à ses notes sur les évènements en Palestine ou sur Dieudonné, on aime ou on n’aime pas, mais le mec qui se renseigne, qui lit, qui cite, qui téléphone, qui se rend sur place et qui rencontre le(s) protagoniste(s) moi j'en connais pas beaucoup en BD... Joe Sacco peut être... Sauf que là , c'est sur blog que ça se passe.
Dans un autre genre, prenons le cas de HerbeDeProvence. Je sais, je ne devrais pas parler de lui, c'est un sale facho (et ces gens là , on devrait les empêcher de parler, les réunir dans des vélodromes, les mettre dans des wagons plombés, puis dans des camps, puis dans des douches). Voilà un mec qui racontait autre chose que son caca du matin (quoi que, parfois ses notes...).
Encore une fois, on est dans une narration qui est militante.
Évidemment, Neaud marque un autre point en parlant de l'exigence de l'éditeur papier qui va dire à l'auteur "hé, mais ce que tu fais, 115 personnes l'ont déjà fait avant toi"... Sauf que... il est où l'éditeur exigeant de Fabrice Neaud ? Ah oui, c'est Ego comme X, donc... Donc c'est lui même. Sympa cet éditeur, il doit sûrement avoir un point de vue pas du tout de parti pris sur le travail de, par exemple, Fabrice Neaud.Ah oui, ce serait bien vrai ce que dit Neaud, ce serait tellement juste si il n'y avait pas 500 ou 600 éditeurs qui éditent tout et n'importe quoi et notamment des trucs qui ont déjà été fait avant, y compris dans les structures les plus engagées dans "l'indé"...
C'est d'ailleurs assez prétentieux de glisser au passage qu'on a fait quelque chose d'inédit, mais je ne jetterai pas la pierre à Neaud sur la prétention, j'aime les gens prétentieux, j'en suis.
L'exigence du blog, elle, vient du seul blogueur, et, en soi, c'est déjà un miracle de trouver autant de choses de valeur, compte tenu de l'absence de contraintes. Seulement, il faut les trouver, les choses de valeurs, et c'est bien le souci, quand on est un auteur papier, issu de la culture du livre.
Le gros souci de tous ces beaux théoriciens de la bande dessinée, quand ils parlent de la bd sur blog, c'est qu'ils n'y connaissent que pouic : quelques éditions papiers, qui rendent rarement justice à ce qu'est le blog live, des archives rapidement consultées (et dieu sait que c'est chiant de consulter des archives de blog)... et rarement la démarche jusqu’au-boutiste qui consiste à suivre réellement un blog au jour le jour.
Parce que c'est ça, un blog, c'est quelque chose qui s'inscrit dans le temps et dans un éphémère certain. Pourquoi les livres tirés de blogs sont rarement convaincants ? Mais tout simplement parce qu'ils n'ont pas été faits pour être lus en livre.
Le blog adapté en livre, c'est un peu la jolie photo qu'on peut acheter après avoir fait le tour du grand huit : ça ne rend pas grand chose de ce qu'on a vécu en le faisant.
Quand Trondheim dit "un blog c'est très bien, mais un livre c'est très mieux" il est, sans le vouloir dans le jugement de valeur. Comprenons-nous. Je suis un amoureux du livre, et pour moi aussi, je préfère lire un livre que lire un blog.
Mais c'est un goût personnel.
Je connais plein de gens qui préfèrent lire sur internet que d'ouvrir une bande dessinée.
On me répondra qu'on parlait de l'édition de blog en livre, et là , je ne suis pas d'accord.
Un blog c'est très bien, un blog imprimé en livre, c'est très moins bien.
Sauf s'il y a adaptation, mais ça suppose un gros boulot de re-dessin et re-construction narrative pour que les notes s'adaptent au livre (et non l'inverse)
Neaud demande à un public apathique et visiblement sous cultivé en bande dessinée de lui citer quelque chose d'intéressant en blog. Evidemment, on ne lui répond pas, mais, quand bien même, ce serait difficile, puisqu'un blog est souvent bon dans une période. C'est un work in progress.
Par exemple, je le cite souvent, mais c'est parce qu'il est talentueux, Benjamin Adam, quand il traitait sur le blog 2mg de sa tentative d'arrêter la clope était en plein dans le plus bloguesque. Bien sûr, vous pouvez lire toute l'histoire en relié, mais ce sera toujours moins fort que d'avoir suivi, mois après mois, sa tentative.
Idem, quand Martin Vidberg tenait son "journal d'un remplaçant", on touchait une véritable quotidienneté avec un propos extrêmement personnel et fort, inscrit dans une réalité sociale qui dépassait de loin le public des professeurs des écoles, loin de toute auto-célébration.
Alors bien entendu, ce ne sont plus des blogs en activité, du moins pas dans ces périodes
Dernier exemple, celui-ci actuel, et puis après je m'arrête, Marion Montaigne propose une véritable création originale, qui plus est liée à une certaine spécificité d'internet : son blog "Tu mourras moins bête" (excellent au demeurant) propose une création originale, drôle, qui interroge justement une des illusions d'internet : la culture globale, soit l'illusion que tout savoir est disponible en cherchant sur google et wikipedia, et surtout la tarte à la crème habituel du c'est vrai, parce que je l'ai lu et du coup, je peux en tirer les conclusions que je veux, y compris les plus idiotes. En citant les sources scientifiques et plus ou moins rigoureuses de ses planches absurdes, Marion Montaigne montre une des dérives du système actuel, sans que cela soit le fond de son propos, qui est au départ de faire rire (parce qu'on aura vite fait de comprendre que la partie pédagogique ici est surtout prétextuelle).
Y a-t-il plus efficace que ça : divertir tout en interpellant. Il y a du Molière là -dedans.
Bref, il faut chercher, mais il y a du bon, dans le blog, il y a même du mieux. Comme toujours avec l'homme : beaucoup de pire pour un brin de meilleur.
Evidemment, ce n'est pas forcément dans l'autobio torturée réaliste à la Neaud. C'est toujours regrettable de voir un artiste talentueux ne limiter son champ d'appréciation qu'à des dérivés de ce qu'il fait lui-même. Ce que fait Neaud, c'est génial, mais ça prend des plombes à faire, à lire, et demande un investissement de lecture qui est en soi assez peu compatible avec l'habitude actuelle de lecture de l'internaute... Est-ce le fond du blog ? Est-ce que tous les blogs doivent avoir la prétention et le souci de l'introspection exigeante ?
Sans doute pas.
Peut-être, comme le propose Boulet, le blog n'est rien d'autre qu'une sorte de one-man-show dessiné avec un avatar pour faire le show.
Il n'empêche qu'une critique reste : l'absence de personnalité.
C'est vrai, c'est juste, c'est inattaquable. Le blogueur ne met pas assez de lui, ne se met pas en danger, sans doute parce que bon nombre d'entre eux apprennent à raconter avec le blog (voire à dessiner). Et apprendre à raconter, c'est bien, mais il est peut-être temps d'apprendre à se raconter.
Et à se demander ce qu'on a de plus à dire.
Et pour ça, un bon conseil, lisez Fabrice Neaud. EDIT : pour aller plus loin, il y a un sujet ouvert la dessus sur la brouette avec des interventions toujours brillantes d'Ale (le mec qui fait Jerry Stobart) et même une ou deux choses pas mal de Maadiar, que j'ai intégré dans cette note... Notamment sur la partie "comment un type qui est son propre éditeur se permet de la ramener sur l'exigence extérieure d'un éditeur".
Soirée Pipoles - #339 - rss










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